Stop Corruption

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Un portail anticorruption bientôt opérationnel

Un nouvel outil de prévention de la corruption dans le milieu des affaires. Il sera lancé le 29 novembre prochain par l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC). L’annonce en a été faite, hier jeudi 14 octobre, par Abdesselam Aboudrar, président de l’ICPC, lors d’une conférence-débat organisée par la Chambre de commerce américaine (Amcham), sous le thème: «Le chef de l’entreprise face à la corruption». Le portail a pour vocation de collecter et de traiter les informations relatives aux tentatives de corruption ou d’incitation à la corruption dans le cadre des marchés publics ou les opérations d’investissement. Il aura également pour mission d’accompagner les différentes actions développées par l’Agence nationale pour la promotion de la PME (Anpme), la généralisation de l’utilisation des technologies de l’information par les PME. L’alimentation de la base de données de l’indice de perception de la corruption (IPC), relative au phénomène, fait également partie des missions du portail. Il s’agit pour l’Instance de mettre en place une cartographie des risques. Aboudrar précise qu’aucun secteur n’est épargné: «Ce phénomène qui est universel touche surtout le BTP, les marchés publics, l’armement, l’immobilier, les autorisations d’implantation, les concessions de services publics… ».

Le portail d’information relatif à la corruption proposera des mesures de prévention et de lutte contre ce fléau au profit des PME qui sont les principales entités lésées.





Le portail anticorruption sera administré à la fois par l’ICPC et l’Anpme, avec l’appui financier et technique de l’agence de coopération allemande GTZ.







Plusieurs partenaires sont concernés par ce nouveau dispositif destiné à améliorer l’environnement des affaires. Il s’agit de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), des ministères du Commerce et de l’Industrie, de la Justice et des Affaires économiques et générales.








Autre nouveau dispositif mis en place pour prévenir la corruption, le Comité national de l’environnement des affaires (CNEA).
Une instance qui a été instituée auprès du Premier ministre et dont le décret a été adopté par le Conseil des ministres du 7 octobre 2010. Le CNEA a pour mission de proposer au gouvernement les mesures susceptibles d’améliorer l’environnement ainsi que le cadre juridique des affaires.


La coordination des actions et l’évaluation de l’impact font également partie des attributions de la structure. Le CNEA mettra à contribution aussi bien des partenaires publics que privés.




L’Economiste - 15/10/2010




 
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